jeudi 16 octobre 2014

Trip Marga part 2: RENGAINE MARGALEFIENNE !!

Après un jour de l’an épique, 2014 nous a réservé une semaine de conditions parfaites.
La team des Aixois et des Montpellierains se pavanait, alors que celle des Alsaciens en manque d’humidité était en train de se dessécher tel un crapaud écrasé en bord de route. 

the QG
Le dieu de la pluie a ensuite puni les vilains sudistes pour avoir démontré autant de puérilité ostentatoire de type : « ce 8a c’est un 7b » ou « je me suis fait piqué par un moustique sur le biceps...regarde donc .... ».

Un mois de temps a deux balles nous a été attribué ; un jour de beau pour 2 jours de pluie. Bref que du bonheur....pour les propriétaires du Bar Vernet.


Il a fallu donc réagir car la déprime commençait peu à peu a nous grignoter de l'extérieur. 

Heureusement que mon confrère Renaud M, homme au poignet droit surdéveloppé, m’a pris fermement en main et m'a dit:« Hey ma cocotte si tu veux éviter les irritations, bouge ton fiacre on va faire fumer les perfos ».  
Je n’ai pas pu discuter et feu flemme on s’est rendus à Espadelles pour planter quelques lignes.

Renaud Moulin fait le beau en gonflant ses joues dans le "fustigador" 8a+
 
L'art de Jae!!

Sont nées de nos ptites mains:
Gusaneitor 7c+: du physique peu psychologique dément (R M)
Como mucho 8a: en arpège de mono majeur (A B)
I’m so hot 8a: (dur) inspiré d’une réplique culte de notre copine Heather merci pour l’inspiration. (A B)
Carta Cartero 8a: où la canne à pêche est prohibée. (R M)


voie détaillée ci contre








  El orden esta en el chaos (projet 8b): voie polémique de caractère, pas loin d’etre torchée par mes soins le dernier jour avant de partir, La FA reste à faire. (R M)








Renaud à l'ouverture

gros Gainage pour Quentin dans le "Touareg blanco" Projet en 9
El  Touareg Blanco (projet autour du 9a+/b) dédiée à Iker qui est sûrement monté comme un poney au vue de ses dernières perfs margalefiennes. ( A B) 




Au secteur Cala Marta j’équipe:
El bicho chupa cintas 8b FAscenté par sa sainteté Iker a vue !!!!! (7b+/7c bloc en début de voie) Amen

Je réequipe en rajoutant une belle fin tout droit et logique à :
Pollastre de granja 8a ( bien dur) le repos sur l’écaille pourrie a disparu malencontreusement....

 

El Boludo Pata en una de su obra maestra "ze pequeno" 8a



Pata et Fer équipent quelques bijoux dans la grotte de la Rocaina à Espadelles,
 dont la fameuse voie «Me la pone dura dura » 7c à l’origine du court métrage de Chris Cochon effectué de main de maître par Jae...
à regarder sur
 http://vimeo.com/88918920




El Fer ensenando el Biceps en "el Oferton" 8a



Une constatation basique faite à la falaise nous a marqué cette année :

La recrudescence d'abrutis-conos en tous genres est exponentielle sur les falaises catalanes, et ils viennent du monde entier. On a pu distinguer :
-les autistes qui ne parlent pas ne sourient jamais, et disposent souvent d’un baladeur greffé sur les oreilles à n’importe quelle heure du jour. Ce type de personne est souvent  enduite entièrement d’une couche épaisse de connerie. Sociabilisé avec la communauté des fourmis du spot, il imite parfaitement son crohondement. Établir toute conversation avec ce genre de personne est de l’ordre de l’impossible.

-Les relous qui se croient les rois du pétrole en faisant des réflexions désobligeantes à haute voix dans leur langue maternelle, persuadés que personne ne les comprends.... (en général des compatriotes).

-Les pêcheurs professionnels dont la boite crânienne est souvent remplie de sable fin..... Ils se retrouvent sur la falaise pour sortir leurs gaules et hameçonner spits, goujons, dégaines, en laissant filer par la même occasion une grosse dose du peu de dignité qu'ils possèdent...
Dans la catégorie champions du monde de pêche au gros j’ai nommé.......nos potes Allemands (dont Mr cheveux frisé camping-car pourri et voiturette, à défaut de son nom).... je crois bien que Gullich doit se retourner dans sa tombe en voyant cette image.
trouvez l'erreur...


Nous avons eu quelques altercations avec certains locaux qui s’approprient la falaise, et chient sur beaucoup d’initiatives personnelles en terre Margaléfienne, souvents atteints par le syndrome aigu du « c’est bien mais.... ». Peu de reconnaissance est donnée par les acteurs touristiques du village au travail effectué par des "clodos de passage", bien au contraire. On a eu droit a du « s’il équipe un peu trop près d’une de mes voies je lui déséquipe la sienne », on nous a enlevé une boite de solidarité posée au bar pour le rééquipement en scellement des classiques de Marga.
L’ambiance s’est un peu détériorée sur la fin, et c’est bien dommage.


En dehors de ces shémaux compartementaux, nous avons eu droit aussi a des spécimens individuels uniques et de qualité supérieure.
 



L’homme Lapin ; nous a mystifié avec un style de grimpe au comble de l’imprévisible. L’individu sus-nommé, grâce à des tremblements incontrôlés, grappille avec aisance cm par cm la distance qui le sépare des relais.. les lombrics n'ont qu'à bien se tenir!!  

pose de pied irréprochable pour Etienne dans le 7c le plus court de Margalef

Cet individu d’exception, mi dieu mi homme, utilise des placements novateurs que lui seul comprend. Cette habileté lui permet de ne chuter, en moyenne, qu'une dizaine de fois par run et surtout de manière préférentielle quand:
-Il a la corde derrière la jambe avec minimum 2 circonvolutions autour du mollet
-Il vient de sauter une paire et commence juste à être à la limite du retour au sol
-Il a masteurizé le pas dur, et la voie devient trop facile et sans intérêts pour un mec de sa trempe
-Un fessier de type « cul de 10 ou de 12 » passe sur le chemin en dessous de lui et que, ébloui par le soleil, regarde dans sa direction .
Merci Etienne, pour tous ces bons moments, ne change rien car tu dispose de manière innée du A muerte bicho spirit. 
Croix marquante Viote my friend 7c+ expédiée en une dizaine de jours... ;).

Sunjae Lee notre ami coréen, photographe émérite, se remet à la rési et torche Les Artisans 7c et El Oferton 8a. 

Jae travaille sa rési dans Les Artisans 7c


Une tranche de kung fu dans El oferton 8a


 Iker plus fort que le Roquefort  aura mystifié la plèbe avec les enchainements épiques des deux projets en 8c+ d'Espadelles, qui à mon humble avis ne seront pas refaits de si tôt... bravo à lui.





Carole Palmier tombe a une tendinite près de Super Vixens, et donc à un doigt de faire la première féminine de ce splendide 8b/+ .

Carole dans Super Vixens 8b/+, avec une mise en valeur du premier bonnet fait main de Mr Chastagnier


elle tord cependant une ribambelle de nouveaux 8a et Toni Kaneloni  en 8a/+.

Votre rédacteur se paye la troisième ascension de Total Hero 8b++ au bout d'un mois d'effort ainsi que Super Vixens en quelques  restarts.
Le crux de Total Hero 8b+

Celui de Super vixent 8b/+


Quentin Chastagnier de passage, tente de faire la seconde de son 8c+ Abistinencia après Iker, mais malheureusement sans succès. Il se frottera également au Touareg Blanco 9a+? pour une montée de déchiffrage audacieuse.

L'approche du Touareg blanco...projet en 9





































N'oublions pas Tata Simone du Chateau Lacombe, qui zipe dans l'escalier en colimaçon côté 4+/5a, et écrase son chat Poupinette qui dormait paisiblement dans son panier en contrebas.  




Arrêtons le blabla masturbo performant, point trop n'en faut! Je ne suis absolument pas fan des  soupes insipides à base de perfs au rabais, et de problèmes existentiels aussi plats que les nichons de nos grimpeuses rachitiques.

Voici donc la conclusion:

Après ce séjour presque exclusif de 3 mois à Margalef capitale du bidoigt, et de la patatas bravas (Vernet copyright); nous nous sentons complètement affutés du majeur et de l'annulaire, plus beaux et plus forts que jamais, notre poil est soyeux et nous sommes d'humeur joyeuse. 
Ma vie a changé depuis notre retour, mes amis me reparlent, ma grand mère me laisse rentrer chez elle, et mon chat ne pisse plus sur mes fringues.
Margalef est peut-être le remède miracle pour les petits maux de la vie quotidienne. Il peut être prescrit pour guérir les poussées d'acné subites sur parties sousbites, la diarrhée mentale chronique,  ou les excès de colère du genre "ces putains de colos sont toujours trempées non d'une pipe en bois !!!!". 
Marga makes people happy et c'est le principal.

je vous invite à venir pour la troisième et dernière édition du jour de l'an de Marga, organisée par nos soins à la date inhabituelle du 31 décembre ....

Seguimos a Muerte como siempre!!!

Texte: Adrien Boulon 
Photos: Sungjae Lee, Carole Palmier, Adrien Boulon, Étienne Lapin...






mercredi 7 mai 2014

Trip Marga Part 1: Le New Year qui déchirait sa mère


Vous allez me dire et je l’entends déjà : " un jour de l'an à Margalef, c’est du déjà-vu",  "il n’y a pas plus commun", "va griffer les mains de ta mère pauvre taré"!



Vous avez raison sur un point : tout les pecnos de l’hexagone ont eu la même idée, au même moment. 
Des régiments de français en furie étaient présents sur les lieux pour quelques semaines, autant vous dire qu'on a eu droit a des répliques cultes à la limite de l’obscurantisme....
Pourquoi se fourrer au milieu de ce ramassis d’abrutis allez vous me redire ?
Tous simplement par amour de la douleur... Un certain Tristan S (d’origine Corse non contrôlée) avait même apporté son plus beau costume en cuir, menottes, et matraque, prêt à être enfilé.



Trêve de plaisanterie, Marga reste une destination d’actualité. Malgré une commercialisation évidente et logique du spot, on y équipe inlassablement  de nouveaux itinéraires , et c’est pour cela qu’au lieu de rester quelques semaines, on s’est retrouvé les deux pieds dans le béton pendant 2 mois...

           
ici dans Total Hero 8b+ nouvelle voie de Vicent a Espadelles
Entre les nouvelles voies sus-ditées, l’arrivée massive et inexpliquée de potes souvent portés disparu pendant des années ; il n’était même pas envisageable de déguerpir avant la date limite de validité de nos ptits doigts.



Jour de l’an :




Après une campagne de promotion exemplaire inspirée de la stratégie Roumaine : « sivouplaiiiiii viné a la fete !!!! », la machine était lancée. 
Ce jour de l’an s’annonçait être une fête exemplaire: du gros son avec Carole aux platines, qui a opté pour son nouveau nom de scène : DJ Mango y Sordo (DJ manchot et sourd) ;) 

Une grotte de type sombre avec fioritures, et surtout une team aixo-alasaço-montpellieraine venue en force non pas pour la libération de la tomate catalane mais bel et bien pour s’en coller une bonne ....ça s’annonçait sanglant !!!!

La maman du petit Soulé lui avait même donné la permission de 23h30....pour vous donner une idée plus précise de l’ampleur que prenait cette soirée.


23h31 au lit!!!

En chiffres au début ça donnait:

-40L de Punch démoniaque
-1Kil de son
-370 saucisses
-130 orang-outangs en rut, dont une dizaine de thèques buveurs de desktop à 30cts le litre
-1 ex-cascadeur
-Une lampe halogène en 190cm....

Le bilan:

-208 décibels au mm2
-800 kg de déchets.... bien évidemment laissés sur le site.
-Des litres de vomi déversés dans la magnifique rivière du Montsant
-1 Vélux de marque germano-corse posé dans la nuit du 31

Bref arrêtons les grands discours et laissons place aux images qui parlent d’elles-mêmes:


trouvez le buveur de desktop...






Quelques ganaches d'or:
John Travolta n'a qu'a bien se tenir




notre cascadeur de 2013!!! il n'a jamais peur et sent toujours la naphtaline. 



trouvez les vendeurs de nems.... ;)

Visiblement ça parlait de la cuisson des langoustines...

Spécimens en exposition, ne peuvent être vendu séparément 

Le punch en intubation naso-pharyngée via Mr Franki


Le lendemain du premier de l'an a été difficile pour beaucoup d’entre nous qui avions eu le mérite de tout donner (ou rendre) le jour J..
Certains avaient encore des remords d’avoir ingurgité autant de substance. Une alsacienne niait même becs et ongles en avoir avalé une goutte. Difficile à croire quand le jour en question la susnommée marchait en fakie, et arrosait à proportion inégale et aléatoire le sol et son gosier: j’ai nommé afin de respecter son anonymat notre trésorière émérite C Bresh.


la déchéance totale ;)
A qui peut bien appartenir cette main...
Grace à une technique bien particulière, mélange entre le racket des cités et le soudoiement roumain, Mme Bresh a amassé une petite fortune pour nous défrayer de l’organisation de la soirée ;) un grand merci à elle.



Après quelques jours de recup réglementaires, reprise des hostilités afin d’évacuer les restes d’alcool en tout genre qui nous galopaient encore dans les veines. Le petit coup de mou a été vite surmonté par de la térapie varapante à raison de 2mg matin, midi, et soir.


Montpelliérains, Alsaciens, Aixois, Corse (patria nostra) et j’en passe, ont fabuleusement escaladé en harmonie parfaite avec le chant des bidoigts. Celui-ci a cependant attiré certains navires à s’échouer sur les falaises....
Les Alsaciens étaient en mode grande voie dans les couennes du labo.
Un Corse était en déperdition :  il captait toutes les chaines satellites sur la paroi... ses 2 coudes pointaient en permanence l’étoile du berger. Il faut avouer pour sa défense que le jeune Soulaq ne maitrise pas encore tous les éléments de sa morphologie, certes unique mais légèrement handicapante. Serrer des prises quand on est galbé comme un « tibia de langoustine » et pourvu  de véritables « épaules de serpent » est une vraie prouesse technique !!! Bravo à lui.




Des Montpelliérains étaient au top de la connerie...


Tonton Lagarde en grande forme
l'equipe 34: la famille Doumas à Drte la famille Rasta à Gche


 Petit anecdote qui l’illustre parfaitement:

Nous avons eu l’honneur d’avoir Sieur Julo parmi nous ( 2eme en partant de la drte) . Il nous a rejoint dans son nouveau carrosse flambant neuf : un expert de première génération entièrement réaménagé et redécoré en bois de cagette. Le luxe absolu dans la simplicité la plus totale.

Après avoir conquis une princesse en bon et due forme, notre Julo, léger et plus insouciant que jamais, s’en allait à la falaise accompagné de sa joyeuse fratrie. Le sac poubelle au rétro, la musique à fond et le moteur rutilant de l’expert au bord de l’asphyxie. Le conteneur censé accueillir les ordures n’était qu’à 500m et pourtant.....
L’inévitable arriva et c’est à une vitesse de 40km/h (en fond de 5eme)  que le sac poubelle se vu désagréger par une misérable ronce, et son contenu répendu un peu partout dans la nature chatouillante du Montsant.
Malgré une conscience écologique proche du 0, pris par un élan de solidarité notre équipe fait l’effort de s’arrêter. Léo inspiré lance l’idée incroyable de ramasser les détritus : Paquets de chips, emballage de plats cuisinés Pierre Martinet, et au milieu de toutes ces immondices, Léo prend en main un objet non identifié...
Il le porte au niveau de son champ visuel et s’aperçoit avec stupeur que cet objet s’apparente à un petit morceau de latex soigneusement refermé, et plein (à craquer) d’un fluide corporel blanchâtre....
Apres avoir eructé un cri de terreur, il lâche l’objet, se le fait tomber sur les pompes et commence à tourner de l’œil.
Quand la lumière commence à arriver au dernier étage,  Julo se précipite ver Léo et tente de lui donner une explication valable pour le rassurer.
Les mains encore collantes  et le visage aussi rouge que celui du gros Carlos dans la fleur l’âge il lui répliqua :

«  ben en fait...oue, bon... ben ... tu vois....j 'sais pas .....mais bon ben ...oue v’la...tu vois... Désolé. »

Merci Julo pour la régalade, on s’est pissé dessus pendant des semaines.




Bref cette semaine de transition à l'année 2014 annonçait de grand moments à venir . Merci à tous les protagonistes qui m'ont naturellement donné la matière pour écrire cet article et qui ont fait de cette semaine un moment inoubliable. 
La suite du trip dans une deuxième partie inédite la semaine prochaine, avec varappe à gogo et culotte facultative.

A muerte Bichos


Iker  dans le 8c+ de quentin a muerte como siempre
Texte: Adrien Boulon
Photos: Adrien, et Sungjae Lee Pro photographer thanks mate

mercredi 18 décembre 2013

Road trip USA part 2: BISHOP! Vegas, NY.



Après une première partie de trip épique à RRG, nous voilâmes partis pour la deuxième aventure : 40h de bagnole pour rejoindre BISHOP CA.




Histoire de dire qu’on a fait un peu de tourisme aux US, on a tout de même fait un stop réglementaire en UTAH pour visiter 2 parcs nationaux (Arches Parc et Bryce Canyon).

Arches Parc



les tours de Bryce sous la neige, ça fart grave!

On a donc payé nos entrées aux parc, et comme de gros ovins on a utilisé notre 4*4 rutilant pour aller de parking en parking. Nos jambes nous ont portées sur les 10 mètres qui nous séparaient de chaque point de vue, et nos gros doigts ont appuyé sur la gâchette de l’appareil photo. 
Tout cela bien évidemment entourés d’une colonie de Japonais et de pinpins en Moon-Boots.














L’immensité et la magestitude de ces lieux nous a ébahis, presque autant que le splendide English Breakfast pris le matin à Moab (ci dessous).


Après ce divertissement pour ménagère lobotomisée, il était temps de passer à l’action.
Le temps pourave à Moab nous defouraillait le moral et nos doigts commençaient à suinter à outrance, nous empêchant de rester une seconde de plus sous ce climat apocalyptique.
Après de nombreuses questions existentielles tripales corrélées à de moult hésitations, nous avons répondu a la question récurrente du  « So What ? Bastards !!!!!!!»

Par la réponse D : « Bishop Sucker !!!!»
et « oui Jean Pierre c’est notre dernier mot ».


Nom d’une pipe en bois, on a gagné le million sur la première question.


L’endroit est tout simplement le paradis du bloc sur terre. À croire que le grand JESUS lors de la création du monde a balancé la sauce, en toute insouciance.


Il s’est surement endormi sur le clavier en mode: bbbbbbbbbbbbbbbbbbb.....boulder, car il y en a partout et de toutes les sortes.

Les 3 principaux secteurs sont les BUTTERMILKS, secteur emblématique granitique (grosses bouboules craquelées), les SAD et HAPPY boulders cette fois basaltiques ( nids d’abeilles et autres excentricités).

Les buttermilks et le mystique
 Evilution ci dessus.




 





Les happy's: Carole dans 
un féroce V9 sur les hauteurs.
Les Sads: Romain et Carole pratiquant 
sans modérationle Highballing




Impossible de ne pas aimer le bloc à Bishop.

Même un falaisiste fasciste ne peut rester de marbre, et trouvera forcément chausson à son pied. Il n’y a point ou peu de blocs de type miteux, au raz du sol, dont la moitié des prises sont interdites, et qui finit forcement avec un réta moiscave, où tu te ponces la moitié du corps...


Ici à Bishop on trouve de vraies lignes, avec souvent de l’ampleur, et disposant de toute la palette de prises disponibles. 



le bloc d'Evilution et par la même occasion d'Ambrosis sur la face cachée


Romain a pu donc s’énerver sur des bloc abo sur arquées avec des contrepointes de partout.  J’ai pour ma part tâté du bidoigt à foison, et Carole a pris les photos et a fait les sandwich pour honorer son statut de femme (humour Américain oui c’est sexiste aussi).

Romain en mode défouraillage de pulpe met des runs dans un départ assis en V12 de Seven Spanish Angels (V6 coup de coeur)



cocktail sauce V10 en 2 mouvements 



Echauffement Régalade.


Bref pendant ces 15 jours autant vous dire qu’il y a eu de l’action.

Arrivés de nuit, on trouve miraculeusement le camping indiqué comme le fion (pancarte en bois d’érable de 4 cm2 à l’entrée d’une piste). Au beau matin, la surprise est Fat :
L’endroit est unique, au milieu d’un désert entouré de montagnes. 
Le « camping » est cependant spartiate puisqu’il dispose pour seule installation de 4 chiotes sèches « that’s it ». Vous me direz pour 2 $ la nuit aux U.S on s’attend pas à avoir l’eau courante.


Il y a cependant baleine sous gravier : le gérant est un bon patriote avec la panoplie « In USA We Trust », et fait partie de ce qui se fait de pire dans la race humaine !!!! Avec sa gueule de clodeau reconverti il se prend pour un mauvais Rangers et vous insulte dès le matin pour des motifs dérisoires. On a eu droit au « fucking people », une honte. Encore un qui comme vous pouvez le constater a tout compris au fonctionnement du tourisme....
Conclusion si on peut vous donner un conseil n’allez pas au PIT campground il y a d’autres campings autour bien plus agréables. Vous pouvez également dormir au Buttermilk, si le temps vous le permet, c’est gratos et autorisé.

Les bons plans sur Bishop sont nombreux, et ils concernent principalement la substance nutritive. À savoir que ce terme apparaît plus approprié aux US que le mot nourriture !!!
Malgré tout voici quelques conseils : pour manger, boire, acheter des trucs pas trop mal.

La boulang’ Eric Schatz (peut être le seul vrai pain des US, et une montagne de mets délicieux comme le Mule Kick Sandwich).

Le Whisky Creek, resto pas donné mais cassage de ventre assuré et supers produits ; happy-hour avant 6pm les jours de semaine avec le méga burger a 5$ et la bière a 3$.

Le Burger Barn, les meilleurs burgers du coin et assez cheap.

Le resto mexicain Amigos : de quoi se vergeturer le bide en 1 repas. Plutôt bon.

Le resto japonais Yamatani : là on a fait péter le budget (150 $ à 3)..... bouffer du poiskaï frais en plein désert ça a un prix apparemment. Ça valait  cependant vraiment le coup, les sushi sont délicieux. On a été servis par un gentil mexicain sûrement expert en burito, mais un peu moins en nourriture japonaise....

L’Imperial Chinese Gourmet : honorable pour le prix, à noter cependant que les toilettes du camping s’en souviennent....

Le Rusty’s Saloon pour boire des coups.

Le Black Sheep pour boire un café et regarder Internet. Soi-disant le café-bar de grimpeurs à la mode......malheureusement l’ambiance n’est pas folichone et les employés pas très souriants. On a vite migré à la bibliothèque dans la rue d’en face ( gratos, et connexion + rapide).

Le premier magasin de montagne à gauche quand on est en face du Black Sheep. On y trouve du matos d’occaz à petit prix ( vêtements techniques, chaussons, chaussures ....)

Et encore mieux si vous partez surchargés en matos lestez vous uniquement de quelques calbutes et chaussettes et achetez  tous le reste au Thrift Store de Bishop ! On y trouve des fringues plus que potables entre 1 et 5 $.

Le Rancho motel pour passer les nuits trop froides.  Des chambres mignonnes, confort et propres !!!  pour 44$ la nuit/chambre.


35°C dedans, -15°C dehors !
Les sources d’eau chaude vers Mammoth à 35 min de route de Bishop,  demander infos précises au shop de grimpe.









Après quelques conseils pratique, voici le déroulement de ces 15 jours de boulder session :

Pour nous initier, Romain (le vrai bloqueur de la team) nous a bien évidemment amené aux Buttermilks, histoire de rêver un peu en voyant les classiques Highballs.

Le bloc de Seven Spanish Angels, magnifique V6















Il n’en a pas été moindre quand on a découvert les secteurs volcaniques, qui laissent à la peau un peu de répit, avec également des blocs d’une grande ampleur, des traversées sur bi et monos qui nous ont rappelé qu’on produisait de l’acide lactique !


Romain dans un V9 des Happy's










Carole pour son premier trip bloc se met en mode diesel, el pinaillera légèrement les 14 premier jours pour enchaîner massivement le dernier jour, Beefy Gecko V11(V10) (7c+/8a) !!!!!!  Avant elle torchera quand même une bonne ribambelle de V7 comme High plains drifter, et deux V9 plutôt V8, souvent de manière plus épurée que nous ; les tremblements et les cris en moins.

à gauche un féroce V9 aux Happy's  et a droite un V8 aux Buttermilks







Grimpe sur des oeufs, tout en beauté avec un pantalon dickies acheté 3$ au Thrift store !

 Concatomisation de Beefy gecko V10/11 en moins de 10 minutes



Romain en cane se paye la belle croix varappe du trip : V11/12 aux Happy’s, et un paquet d’autres blocs jusqu’à V9. 


Un V9 sharp sa mère.



partie de plaisir dans la rampe



je suis choqué!
A Noter les splendides chaussette
 80 % coton et 20%acrylique
 magnifiquement 
portées par notre modèle AMB


















Photo à regarder avec la musique de Rocky


Il passe à côté des croix féminines potentielles, pour cas de force majeure :

1er cas : il a compris après coup que le langage québécois se rapprochait du Français..... après avoir tenté  en vain de parler par onomatopées,  échangé quelques mots sur les caribous, le crik du Mozambique, la poutre de Bamako..... rien y a fait, les coutumes de ce pays nordique paraissaient bien trop différentes des nôtres J
 
2e cas : Charmé par une jolie poupée américaine, toute en beauté, il s’est rendu compte quand elle a enlevé son pull pour la première fois, qu’elle était  pourvue des mêmes bras que Robert Polanski, bûcheron Bulgare émérite.....



Et votre rédacteur se paye Cocktail Sauce en V10,  Beefy Gecko V11 (V10) et la guirlande de V7, V8 qui va avec.




Pow Pow V8
cocktail sauce V10 sous la neige


Nouvelle FA de V14 avec Eliminante main gauche * 3,
 talon obligatoire, lolotte interdite,et grosses cojones conseillées

un V6 comme je les aime 



Petite anecdote juste avant l’ascension de Cocktail Sauce : j’ai eu la chance de rencontrer une espèce rare de Gardois Ricain !!!

Voilà les faits : en arrivant de loin pour taper un run, j’observe un gars tout seul assis sur son pad en train de toucher les premières prises du bloc.
Surpris de nous voir, il lâche les prises comme un gamin pris la main dans le sac entrain de se tripoter sur le magazine de La redoute.

On décide alors de ne pas trop s’approcher et de rester en retrait sur le bloc du dessus, j’avais comme un pressentiment.....

.....Et j’avais raison, sans même dire bonjour il se retourne et nous interpelle :
« les gars, j’y crois pas j’ai fais mon premier V10 ! J’ai jamais fait de V8, et j’ai enchaîné un V10 ! » ; et ce à peu près 4 ou 5 fois en mode disque rayé.  
Puis 2e étape, il commence à se justifier et à nous raconter sa vie : 
« ma copine s’est fait mal, c’est pour ça que je grimpe seul... » entrecoupé de « V1O  ptain trop facile ».

5 minutes après il appelle tout son répertoire pour annoncer l’avènement comme si sa copine avait accouché d’un V10 de 2kg6- 3kg2.

Je m’approche alors du bloc que j’avais un peu travaillé, curieux de connaître ses méthodes...... que le spectacle commence : le mouv’ rando s’était transformé en crux et le crux en 5+.  

Je le questionne un peu plus, et il commence à me détailler le bloc dans un flou artistique extraordinaire. Je continue à gratter et là il me sort « The Méthode » avec un pied à 2 cm en dessous de la main droite, au moment précis du bloc où l’on est censé être pendu comme un sac sur un bi-doigt une phalange dans une planche à 40...

Heureusement qu’on est arrivé à temps parce que je pense qu’il était sur le point de sortir un burin pour refaire une jeunesse au bloc, se filmer dedans et dévoiler à la face du monde son exploit....



Conclusion, il semble que les pratiques gardoises sont en train de s’exporter aux  US...
Edifiant !!!!


Sinon à part cela je tiens à faire remarquer que les grimpeurs Californiens sont beaucoup plus open et détendus du slip que ceux de RRG.  
Ce passage a Bishop aura été fourni en belles rencontres avec la faune locale. Ici pas de chichis, on partage tout (sauf les nanas) : pads, bouffe, herbes de provence, feu de camps et surtout bonne humeur.

embouteillage aux Happy's

Heureusement qu’il y avait de la joie car les conditions étaient polaires: les températures avoisinaient -15 la nuit, et entre -2 et 10 la journée.

On a également été gratifiés de la visite miraculeuse de notre pote espagnol Israel.


Après s’être initié aux joies de la high line à Indian Creek, il vient à nous pour un stop de quelques jours.
On the road to Mexico, le bougre a un projet en tête et pas des moindres !!! Pourquoi cette destination si exotique allez vous me dire ? Il compte acheter un lopin de terre, pour y planter des nachos au guacamole, dans l’optique de les exporter vers  l’Ouzbékistan, où le marché potentiel serait monstrueux. AMB lui souhaite un « très grand succès ».



Vous aurez compris que Bishop est une valeur sûre où le taux de régalade avoisine les 100% .





Un climat plus que sec, du caillou 5 étoiles, des gens biens, une ville qui dispose de gavé d’infrastructures en tout genre.
Autant d’arguments qui ne nous ont pas fait hésiter 1 minute quand à l’éventualité d’afficher 12 000 Km au compteur pour pouvoir en profiter : NY – CA allez-retour parce que Bishop le vaut bien !







À noter cependant que dans un souci écologique AMB a reversé à Greenpeace 10 centimes pour chaque millier de kilomètre effectué.
Malgré tous les « on dit », AMB a des valeurs !!!





je crois que j'ai eu
l'illumination a Vegas...
     


           Le retour à New York s’est effectué d’un seul trait avec un petit stop de 4h à Vegas histoire de défourailler un buffet, et de se rendre compte de l’aberration de cet endroit. 




La meilleure des solutions pour cette ville serait peut être d’isoler toutes les stripteaseuses, les exporter en France, et raser tout le reste !!!!





Il a fallu aller à vegas pour enfin voir la Tour Eiffel !! nom d'un sapajou 


La classe à Vegas
RAS durant le trajet excepté une très belle action de Carole qui tente l’impossible et y parvient. 
Verrouiller la bagnole de l’extérieur alors que la clé se trouve à              l’intérieur. 

En une fraction de seconde Mme Carole Palmier réussit ainsi le plus grand tour de magie du siècle, ébauché mais non réalisé en 1996 par David Shieffer magicien des temps modernes !!!!

Romain ouvre allègrement la barrière en
bois de cagette qui permet de rentrer
 dans le centre de Manhattan 
De retour à NY après avoir traversé rien que 17 Etats (New York, Pennsylvania, West Virginia, Kentucky, Indiana, Illinois, Missouri, Kansas, Colorado, Utah, Nevada, Californie, Arizona, New Mexico, Texas, Oklahoma, Ohio), et emprunté une partie de la route 66 (Road trip or not !). 

Le Nouveau challenge : une visite express de Manhattan en une journée, couronnée par une soirée électro underground dans Brooklyn à l’OUTPUT (Bedford av.) complètement épique, à la new yorkaise...



World Trade Center


léger contraste
la cabane au canada des poulets locaux



Time Square bondé avant les fêtes








À noter que la journée de visite à été orquestrée par Romain qui s’est démené comme un chacal des forêts, pour se repérer dans le gigantisme de la ville, et il n’y est pas allé avec le dos de la meunière. Il aurait interpellé le pape en personne pour demander son chemin.

On remarquera une belle action dans Flushing (quartier asiatique du Queens) où Romain a réussi à dégoter la version féminine chintoc de jacouille la fripouille (peut être avec un ou deux chicots en moins), pour lui demander sans prétentions, et avec un ton angélique :

« where is the Subway please ? » 

La vieille chaude comme une baraque à frites lui répond en le gratifiant d’un sourire cristallin..... :  

«  do you want a massage ? massage ? »


Pour vous donner une idée de l’état de fatigue de l’animal en fin de journée, complètement exténué par toutes les émotions du jour, Romain s’est assis dans le métro les bras ballants en me disant « tiens,  je vais me mettre à coté d’une fenêtre pour regarder le paysage.... »

Ça sentait la fin du trip, les corps ne répondaient plus, la peau des doigts était dans un état de décomposition avancée, les esprits un peu embués, et surtout les estomacs complètement dilatés par autant de junk food.



La lèpre du grimpeur!

La nostalgie de l’Europe s’installe assez vite. Quand on est aux US, il règne dans l’atmosphère comme un manque permanent d’un je ne sais quoi.
On a envie de voir du vrai de l’authentique, et à la place on a souvent que de la poudre au yeux.... Les maisons paraissent en carton, les gens te montrent en permanence de belles rangées de dents sans saveur qui cachent un vide interstellaire.
même les émotions ont l’air fausses, tout est « awesome » ou « fucking shit », il y a peu de nuances.

Vue nocturne sur Manhattan depuis Brooklyn



Bref on se sentait un peu comme Jim Carrey dans le Truman show...


paysage irréel on the road (Utah)



Pour résumer, de manière moins nostalgique et en guise de conclusion :

si tu aimes te faire insulter, si tu as un humour lourdingue bourin et raciste, si le dimanche au lieu d’aller pique-niquer dans un champ tu préfères être dans ce même champ et dégommer de la palette à balle réelle, si tu crois que ce ne sont pas les armes qui tuent mais les hommes par leur pécher, si habiter entre 4 planches en bois alors que tu possèdes un pick-up à 100 000 ne te choques pas, si tu es persuadé que depuis la nuit des temps on boit du soda dans les rivières alors quoi de plus normal que d’en boire a volonté dans les fast food, si ta culture culinaire se rapproche de celle de l’orang-outan, si ta mère s’appelle Beverley, alors c’est que t’es un bon Ricain lobotomisé avec succès.  
Si ce que je viens de décrire t’as fait sourire voir peut être rire alors tu comprendras pourquoi depuis mon retour, sans chauvinisme aucun, de jour comme de nuit et de manière compulsive, il m’arrive de crier 
« Vive la Franceeeeeeee !!!!!!!!!!!! ». 

Seguimos a muerte!!!!
prochaine étape le jour de l'an à Margalef 





Belle rencontre avec l'ami des oiseaux de Bishop.



Texte
Adrien Boulon 

Photos
Adrien Boulon, 
Carole Palmier, 
Israel Fernandez, 
Romain Ferlet.